Épinards en barbouillade
Cette recette provençale
porte aussi le nom de "bouillabaisse d’épinards".

Comme type de
pommes de terre, il est conseillé de choisir des jaunes à chair ferme,
d’assez petite taille.
Le safran est toujours meilleur sous forme de
filaments qu’en poudre : il en faut très peu.
Quant au fenouil, si les
sommités vertes ne sont pas assez fraîches, prendre une branche et l'émincer
très finement.
Dans
les verres, un Côtes-du-rhône
Ingrédients pour 4 convives
Indications de préparation
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Laver, trier,
éplucher, puis blanchir les épinards à l’eau bouillante salée
pendant quelques minutes.

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Peler
et hacher
l’oignon grossièrement, le faire blondir dans l’huile mise
à chauffer dans un grand poêlon.
Ajouter les épinards après les avoir bien égouttés et donner
quelques tours de spatule puis ajouter les pommes de terre
pelées et coupées en tranches assez fines.
Assaisonner d’un peu de sel, de poivre et de safran, aromatiser
de fenouil émincé et de 1 ou 2 gousses d’ail pelées et écrasées.
Couvrir alors le tout de 1 litre d’eau bouillante et laisser
réduire doucement sur feu doux.
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Laisser cuire ainsi
pendant ± 40 min à couvert.
Lorsque les pommes de terre sont cuites, casser les 4 œufs et
les faire pocher dans le bouillon du plat.

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Servir dans le
poêlon avec des tranches de pain grillées au four.
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Pour le service,
déposer dans chaque assiette 2 tranches de pain, prendre à
l’aide d’une louche une portion du tout, sans briser l’œuf qui
doit juste être poché, et la verser sur le pain.
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Antérieurement
peuplé de Celtes appelés aussi Ligures ou Celto-Ligures, le
littoral provençal fut colonisé par les Grecs ±
600 av. J.-C. Les Phocéens
s'installèrent à Marseille (en grec, Massalia; en latin,
Massilia), puis essaimèrent à Nice, Arles, Agde, puis au sud
de Nîmes.
la
Provence doit son nom à l'époque romaine qui la
connaissait comme Provincia (une des nombreuses
provinces romaines).
La Provence fit partie de la Gaule Transalpine, rebaptisée
Gaule Narbonnaise au 1er siècle av. J.-C. Ancien comté, elle
devient province royale française en 1481.
De fait, culturellement et touristiquement, la Provence
s'étend jusqu'à l'est du Gard, au-delà du Rhône jusqu'à
Nîmes, et jusqu'au sud de l'Ardèche et de la Drôme.
La cuisine provençale c'est du soleil dans l'assiette ! Un
festival de saveurs, de parfums et de couleurs qui aiguisent
appétit et bonne humeur. On retrouvera le charme des balades
dans les collines de Provence : les odeurs de thym, de
romarin, de basilic et même de lavande !
L'huile d'olive règne en maîtresse vénérée sur la cuisine
provençale, elle accompagne avec bonheur les légumes:
poivrons, tomates, aubergines... ou les viandes et poissons.
Dans les collines, le sanglier est une pièce de choix. Au
pays des chasseurs, la tradition du "cochon" porte au
premier plan cette viande dans les menus. Mais le poisson
qui se mange sur la côte n’est pas oublié dans les terres:
sardines grillées, bourrides ou aïolis, l'on pourra en
déguster sur les cours des villages de Provence lors de
repas joyeux et animés.
Bien que la production de vin rouge s'améliore d'année en
année, c'est pour sa production de rosé que la Provence est
la plus renommée. Les 2/3 de sa production y sont consacrés.
Le vignoble provençal s'étend des environs de Nice, à l'est,
jusqu'au delta du Rhône, et l'immense superficie de ce
vignoble permet de rencontrer des terroirs, et donc des
productions, très différenciées...
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1 pistil = 3 stigmates ou
filaments
1 gramme = ± 525 stigmates ou filaments
Dosage :
Plat sucré : 1 pistil par personne soit 3 stigmates.
Plat salé : 2 pistils par personne.
Pour les paella et autres coquillages 3 pistils par
personne.
Pour les sauces : de 1 à 2 pistils par personne.
Desserts : de 3 à 5 pistils par litre de lait.
Riz et pâtes : prévoir 5 pistils pour 250 g.
Le safran ne révèle pas ses
saveurs instantanément.
Le safran ne supporte ni friture, ni ébullition prolongée
Pour cela il reste 2 techniques : L’infuser ou le
torréfier...
Infusion :
Placer le safran dans un liquide acide tel que vin blanc ou
citron, ou bien dans du lait, de la crème fraîche tiède, ou
encore une sauce chaude.
Il aura besoin d’infuser, à minima, 30 min, afin de
développer ses subtils arômes.
Ceci permet d’introduire l’épice dans un plat en fin de
cuisson et de lui éviter ainsi la dégradation due à un trop
long "mijotage"...
Torréfaction :
Chauffer une poêle - à fond épais si possible - très
chaude, sans matière grasse, ajouter le safran.
Laisser 5 min hors du feu. Le réduire en poudre avec le dos
d’une cuillère ou mieux, d'un mortier.
Le safran pourra sans crainte, être mélangé avec d’autres
aromates ou épices tels que :
thym, ail, anis, cannelle, poivre, gingembre...
Il agira dès lors comme un efficace exhausteur de goût.
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Jolie
clochette mauve, le crocus est une petite fleur courante
au printemps sous nos latitudes.
Mais attention, c'est sa version d'automne, le
Crocus sativus, copie conforme, qui renferme le
fameux "or végétal":
le safran.
Ce ne sont pas moins de 150 000 fleurs qu'il faudra
récolter, pour prélever à la main, sur chacune d'elles,
les 3 stigmates - filaments jaune orangé au cœur de la
fleur -, qui, une fois séchés, constitueront 1 kg de
cette épice à la flaveur exceptionnelle. L'énorme
travail artisanal justifie le prix très élevé : de 12 €
le g, jusqu'à 32 € pour le safran français.
(2008)
Connu depuis des millénaires en Inde, en Iran, et au
Maroc, le safran était autant apprécié pour ses vertus
médicinales que pour son pouvoir de teinture et son
parfum inoubliable en cuisine.
Gare aux contrefaçons...
Vendu à peine moins cher que le safran, le curcuma, issu
d'une racine, a la même belle couleur, mais aucun
parfum.
La Barbe de maïs habilement coupée, teinte puis mélangée
à quelques vrais filaments de safran pour l’odeur, fait
aussi illusion…
Il n'y a pas de miracle, le safran est cher mais
irremplaçable, donc vigilance !
Préférer les filaments pour le parfum, utiliser la
poudre - moins riche en saveur - pour colorer.
Le safran d’Andalousie se situe parmi les meilleurs, et
un coup de chapeau pour le français du Gâtinais !
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L'épinard
L’épinard était cultivé en Chine et dans la Perse
antique.
Il gagna l’Europe au Moyen Âge, soit dans les bagages des croisés de
retour de Terre sainte, soit introduit par les Maures via l’Espagne
- ou des 2 façons à la fois.
Au XIIIe siècle, l’on disait ''espinarde'',
d’après espina
issu de l’arabe d’Espagne : isbnâkh, ''épine''.
Au Moyen Âge on le consommait avec du sucre. On disposait d’une
dizaine de variétés dont les fameux ''monstrueux de Viroflay'' et
''merveille de Versailles''.
Catherine de Médicis était si friande de ce légume que, depuis la
Renaissance, l’expression ''À la florentine'' signifie ''avec
garniture d’épinards''.
À en croire un proverbe du temps, ''par l’épinard et le poireau,
on obtient le lis de la peau''.
À la même époque, des jeunes filles allaient à dos d’âne vendre aux
étudiants de Paris et d'Orléans des boules d’épinards pressés.

Si le grand mythe ''popeyesque'' des épinards regorgeant de fer ne
tenait, qu'à une erreur d'interprétation, de virgule dans un
tableau, l'épinard est néanmoins
riche en vitamine C et provitamine A ainsi qu'en calcium et acide
oxalique.
Le fenouil
Originaires de France et d'Europe, sont vendues
sous ce nom 2 plantes différentes :
• Une ombellifère méditerranéenne, à longue tige
terminée par de petites feuilles jaunes.
• Le fenouil de Florence ou ''fenouil doux'' aux
tiges renflées à la base, imbriquées les unes dans les autres et
formant un bulbe.
La plante est aromatique d'une flaveur anisée, chaude, camphrée,
légèrement piquante et sucrée.
D’origine méditerranéenne, dont le nom provient
de "foin", le fenouil est très apprécié dès l’Antiquité pour ses
vertus médicinales et utilisé en tant que condiment.
À partir du Moyen-Âge, les Italiens le cultivèrent pour la
fabrication de solutions antiseptiques et amincissantes. Le fenouil
faisait alors partie des herbes ayant le pouvoir d’éloigner les
démons… !