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  Sorbet aux myrtilles
         sauce yaourt
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Ingrédients pour 4 convives

       Sorbet

  • 300 G de myrtilles  

  • 70 G de sucre en poudre  

  • 2 Cuillères à soupe de liqueur d’orange

  • 1 Petit blanc d’œuf

       Yaourt au citron  

  • 1 Citron

  • 250 G de yaourt nature  

  • 2 Cuillères à soupe de sucre en poudre

  • 1 Pincée de vanille en poudre

  • 2 Branches de citronnelle

Indications de préparation

  • Prélever 1 cuillère à soupe de myrtille, mixer le reste en purée.

  • Ajouter le sucre en poudre et la liqueur d’orange et mélanger bien jusqu’a ce que le sucre soit entièrement fondu.

  • Battre le blancs d'œuf montés en neige ferme avec 1 pincée de sel, puis l’incorporer délicatement a la purée de myrtille.

  • Verser le mélange dans un récipient en métal de préférence et le placer au congélateur pendant 3 h. De temps en temps, battre le mélange à l’aide d’un fouet pour empêcher la formation de cristaux.

  •  Yaourt au citron : Laver le citron à l’eau chaude et le laisser sécher. Râper le zeste.

  • En réserver la moitie et couper l’autre moitie en bandes. Presser ensuite le jus du citron.

  • Mélanger le zeste de citron râpe, le jus de citron, le yaourt, le sucre en poudre et la vanille.

  • Laver la citronnelle et la laisser sécher. Hacher la moitié des feuilles et les incorporer au yaourt.

  • Réserver le mélange au réfrigérateur.

  • Au moment de servir, passer le sorbet rapidement au mixeur.

  • Verser le yaourt au citron dans des coupes.

  • Disposer dessus des boules de glace. Servir avec la citronnelle, le zeste de citron coupé en lamelles et les myrtilles réservées.

 



 

 

 

 

 

 

Penser à mettre le congélateur sur la position la plus froide avant de placer la sorbetière dedans.
À défaut de sorbetière, placer
le sorbet dans un plat en métal et le laisser congeler pendant 4 h. Mélanger à l’aide d’un fouet toutes les 30 min, ce, afin d’éviter la formation de cristaux. Sinon casser les cristaux de glace avec une fourchette !

Sortir le sorbet 10 min avant la dégustation afin de le “façonner” plus facilement.
Ne pas hésiter à laisser givrer les coupes 15 min au congélateur avant le service…

 

 

 

 

 

 

 

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Yogurut,  Yogurt,  Yoghourt, Yaourt...  


 

Il existe paraît-il, au Nord de l'Inde, dans la ville sainte de Bénarès, une caste privilégiés de laitiers, les ''Yadav''. Grands, forts, se nourrissant presque exclusivement des produits qu'ils commercialisent, ces gardiens d'un savoir ancestral portent l'un des noms du huitième avatar de Vishnu, Krishna. Dans l'imaginaire indien, le lait et ses dérivés, le yaourt en particulier, sont des nourritures divines et dotées d'un grand prestige, car génératrices de santé, de force et de jouvence. De fait, les ''Yadav'' sont des lutteurs rituels redoutables...
La croyance dans les vertus du lait fermenté est aussi partagée depuis des temps immémoriaux par tous les peuples de l'Asie centrale. Dieu lui-même aurait fait porter par un ange à Abraham le secret du lait fermenté ! Selon la Genèse, c'est à ce breuvage magique que le patriarche dut sa fécondité et sa longévité... plus de 175 ans !
Si l'origine du mot lui-même reste mystérieuse, sa présence dans toute l'aire turco-mongole est attestée depuis fort longtemps. Dès 1071, le dictionnaire arabo-turc de Mahmoud al Kachgari, publié au Sin-Kiang, en fait une mention écrite.
Le yoghourt suit la progression irrésistible des cavaliers mongols comme des troupes turques et, présent dans tous les Balkans, s'immobilise sous les murs de Vienne, jamais conquise. À Constantinople, des Turcomans offrent en 1432 au voyageur français Bertrandon de la Broquière ''un grand bol de lait caillé qu'ils appellent yaourt''.
 Le yoghourt s'est sédentarisé. Tout amateur de cuisine turque ou visiteur de la Turquie sait la place qu'il y occupe. Le yaourt fait même en 1542 une percée imprévue à la cour de France où le roi François Ier, souffrant d'une maladie intestinale, éprouve langueur et neurasthénie... François Ier fit alors mander le médecin juif qui préparait le précieux breuvage et qui traversa l'Europe à pied, suivi de son troupeau ! Le roi guérit au bout de quelques semaines, ce qui provoqua un véritable engouement à la Cour. Les membres de la Faculté de Médecine se penchèrent également sur le produit miraculeux. Las, les brebis moururent, frappées par le froid parisien. Le médecin repartit à Constantinople, emportant avec lui le secret de sa fabrication...

Le yaourt tombe dans l'oubli pendant plusieurs siècles. En tant que produit laitier, il connaît le même discrédit qui frappe laits et laitages, aliments par excellence des pauvres et des paysans. Il faut attendre la révolution du goût des XVIIIe et XIXe siècles, qui touche d'abord les matières grasses du lait, crème et beurre, pour voir les produits laitiers devenir peu à peu synonymes de santé et de bien-être.

 


La myrtille

 

 

L'airelle, myrtille, ou ''brimbelle noire'' s'appelle aussi Abrêtier, bluet, embrume, lucet ou ''raisin des bois'' selon les terroirs...
La myrtille pousse spontanément en Europe, surtout en montagne, dans les sous-bois siliceux et les landes.

Il fallut attendre les années 1780 pour qu'enfin on se risque à affronter les sommets des montagnes en occident sans trop de superstition. La myrtille s'était montrée plus audacieuse. Elle peuplait les hauteurs et aussi les massifs plus modestes, tel le Massif central. On la connaissait en Auvergne, on la méprisait aussi un peu. Un dicton du cru, au XIXe siècle, affirmait : ''Je ne serai jamais assez pauvre pour aller ramasser les myrtilles''. Formule conjuratoire, car pauvreté et Auvergne sont de vieux synonymes. Par un de ces goûteux paradoxes dont le XXe siècle est coutumier, le ramassage des myrtilles sauvages est devenu de nos jours un revenu d'appoint non négligeable. En bref, retenir surtout que la myrtille fut longtemps un des privilèges du déshérité. Au début des années 1960, encore, le sketch du cantonnier, de Fernand Raynaud, s'en faisait l'écho...

 Très parfumées, de saveur acidulée, ses petites baies d’un noir bleuâtre sont recherchées pour la confection de tartes, de sorbets, de confitures et de sirops. .