
Confit
d'oie ou de canard
de la "Grande lande"
Deux siècles avant J-C, les romains avaient pour habitude de conserver
leurs viandes de canard recouvertes de graisse chaude dans des
jarres.
Depuis, ce mode de conservation se perpétue… Conserver, dans
la pratique alimentaire, c’est surtout et toujours aménager le futur
et tirer le meilleur parti possible de l’abondance du moment.
En période de production de foies gras les canards gras sont
nombreux sur les marchés, et les “paletots” sont le plus souvent
transformés en confits tandis que les magrets, eux, sont vendus
séparément.
Ressources naturelles des réserves domestiques, les confits sont
aussi bien du Périgord que du Gers ou des Landes, et de nombreuses
viandes conviennent à ce mode de conservation par enrobage, canard
et oie naturellement, mais aussi porc, dindonneau, poule ou pintade.
Ce confit peut-être mangé chaud, accompagné de
pommes de terres sautées à l'ail -
ou de haricots blancs, en garniture pour le cassoulet.
Froid, il est délicieux avec une salade verte.
Pour le canard la
quantité de graisse sera sans doute insuffisante, compléter alors avec de
la graisse d’oie ou de porc.

Confit d'oie

ou de canard
Dans les verres,
un rouge du Sud-Ouest, un fronton, à moins qu'un buzet ou un
cahors...
Ingrédients
2 Paletots de canards ou 1 paletot d'oie grasse = ± 3 kg de morceaux d’oie ou de canard
150 g de gros sel marin
Poivre
2 Gousses d’ail - hachées
4 Feuilles de laurier
2 Branches de thym
Indications de préparation
Dépecer les filets et les quartiers de canard
ou d’oie : cuisses, ailes, ailerons, gésiers, cous.
Prélever la graisse de la volaille et dégraisser les morceaux.

Couper la graisse en morceaux et la fondre
dans un chaudron en ajoutant 1 verre d’eau (5 cl pour 1 kg).
Lorsque la graisse est fondue, la tamiser et en conserver les
débris – ce sont les “friton” ou “chichons”. Réserver la graisse
au frais.
Bien nettoyer le fond du chaudron.
Émietter finement le thym et le laurier, le
mélanger au sel et au poivre et aux 2 gousses d’ail hachées,
puis frotter vigoureusement chaque morceau.
Laisser la viande
s’imprégner de sel et d’aromates toute une nuit ou mieux: 48 h,
dans un bac.
Tasser soigneusement et garder au frais.
Le lendemain ou surlendemain, remettre la graisse dans le chaudron - la quantité de graisse est égale, approximativement, à la moitié du volume des pots ou bocaux dans lesquels ils seront conservés.
Placer les morceaux de volaille, après les avoir lavés et bien essuyés.
Les laisser cuire, graisse frémissante, ± 1 h
30. Les morceaux doivent être entièrement recouverts.
Ajouter de
la graisse si nécessaire...

Si la conservation se fait en boites ou bocaux, diminuer le temps de cuisson de 20 min, temps nécessaire à la stérilisation.
Piquer avec une fourchette la peau qui doit se décoller ou la chair qui doit donner un jus clair, non saignant.
Mettre en pots de grès préalablement ébouillanter (ou en bocaux). Recouvrir de graisse liquide 3 h après.

Fermer avec du papier sulfurisé et du papier fort.
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