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 Burger branché Colmar

 

 

 

 

 

 

 

 

Colmar - ja6

Hyper touristique, hyper traditionnelle, Hyper fleurie, Hyper alsacienne... Vous êtes à Colmar !

Top burg trend Colmar, gourmet et créatif pour changer ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 









Ingrédients pour 1 burger...

  • 1 oignon

  • 2 cuillères à soupe d'huile de tournesol

  • 10 g de beurre

  • 12 cl de bière légère - Colmar par ex.

  • 2 tranches de poitrine fumée

  • 1 bun - pain à hamburger

  • 2 petites pincées de sucre

  • 1 steak haché de ± 150 g

  • 1 tranche de munster

  • 2 cuillères à soupe de moutarde à l'ancienne

  • 2 cuillères à soupe de mayonnaise basique

  • Sel

Indications de préparation

  • Éplucher l'oignon, le couper en grosses rondelles et séparer les rondelles en anneaux.

  • Chauffer 1 cuillère à soupe d'huile de tournesol et 5 g de beurre dans une poêle, mettre les anneaux d'oignon à dorer 5 min, tout en remuant.
    Saler puis déglacer avec la bière et laisser réduire.

  •  Mettre les tranches de poitrine fumée dans une poêle et les faire bien dorer afin qu'elles soient bien croustillantes.
    Mettre de côté sur du papier absorbant.

  • Couper le pain en 2.

  • Mettre le beurre restant dans une poêle et faire dorer les 2 moitiés de pain, côté mie - of course !
    Les réserver.

  • Les steaks hachés surgelés présentent 2 faces différentes, l'une rayée et l'autre pas.
    Pour cuire les steaks, mieux vaudra toujours commencer par le côté rayé qui permet au sang et à la graisse de s'évacuer plus facilement lors de la cuisson.
    La viande n'en sera que meilleure !

 

 

 

 

 

  • Saler et sucrer le steak de chaque côté.
    Ajouter l'huile restante dans la poêle très chaude, mettre le steak et le cuire pendant 3 min de chaque côté.

  • Déposer la tranche de munster sur le steak 1 min avant la fin de la cuisson et couvrir la poêle, puis laisser cuire jusqu'à ce que le munster soit fondu.

  • Napper le chapeau du pain de 2 cuillères à soupe de moutarde à l'ancienne.
    Napper la base du pain de mayonnaise puis déposer les anneaux d'oignon, le steak et les 2 tranches de poitrine fumée.

  • Recouvrir de la 2ième moitié du pain.
    Déguster chaud illico!



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tulsa en Oklahoma, patrie du hamburger? Si elle avait su cela, Monica aurait-elle tant hésité à déménager avec Chandler ?    - riends series -

Aujourd'hui, en anglais, du moins en anglo-américain, le mot hamburger désigne indifféremment sandwich et steak haché.
Il n'existe aucun rapport entre le hamburger et le jambon (ham, en anglais). Hambourg ayant une étymologie d'origine indo-européenne hamma : lieu entouré d'eau ou presque (méandre), position stratégique... riche en bois et pâturages.
Hamburger fait référence à la ville de Hambourg, en Allemagne.

Il est courant en Allemagne, comme ailleurs, d'attribuer aux spécialités culinaires le nom de leur ville d'origine.
La viande utilisée à l'origine du hamburger était du porc rôti. Elle fût remplacée progressivement par du porc haché.
Au XVIIIe siècle, les plus grands ports d’Europe étaient situés en Allemagne. Les marins allemands importèrent aux États-Unis le "Hamburg Steak", le steak de Hambourg.
Sur le port de New-York, des stands de viande attirent déjà les marins allemands avec le slogan "steak cuit dans le style de Hambourg". Mais il ne s’agissait alors que d’une manière de cuisiner la viande (hachée avec des épices).

Au milieu du XIXe siècle, de nombreux Allemands quittent le pays pour l’Amérique, depuis le port de Hambourg.
La ligne maritime Hamburg-Amerika Linie se spécialisa dans le transport d'immigrants venant d'Allemagne et d'Europe de l'Est.
On servait au cours de la traversée un plat nourrissant typiquement hambourgeois à base de viande hachée, de fromage et d'oignons.
Cette viande était salée, elle-même mélangée avec des oignons et de la chapelure, parfois fumée afin de pouvoir la conserver durant la longue traversée.
Le hamburger traversa donc tranquillement l’Atlantique avec les immigrants. Le porc en arrivant au U.S devint du bœuf.
Les immigrants juifs continuèrent de le préparer de cette façon, la recette se répandit en Amérique.
De New York jusqu’en Californie en passant par les Grands Lacs, le Dakota, l’Iowa, et le Colorado, le hamburger, rappela aux immigrants leur pays d’origine.
S'il semble que le "bœuf de Hambourg" fut déjà servi entre 2 tranches de pain sur les bateaux, plusieurs "américains" s'en disputèrent la paternité.
1844 - The original Boston Cooking School Cook Book, by Mrs. D.A. Lincoln (Mary Bailey), 1844 had a recipe for Broiled Meat Cakes and also Hamburgh Steak.

Mais la question se pose, et peut-être eut-on dû la poser d’entrée, de la définition du hamburger :
Est-ce que n’importe quel bout de viande entre 2 tranches de pain est un hamburger ?
Ou est-ce que seuls les petits pains ronds (buns), font le vrai hamburger ?
Après tout, comme le rappelle Alan Richman dans GQ, le hamburger sans le pain n’est rien de plus qu’un steak haché.
D’après Oscar Weber Bilby, les petits pains ronds sont indispensables, ce qui ferait de lui le créateur du vrai hamburger à Tulsa, Oklahoma, lorsque lors d’un barbecue avec ses amis en 1891, là où ses prédécesseurs avaient utilisé du pain normal, il eut recours à des petits pains ronds "faits maison" par son épouse (des buns).
Hélas !
- Fletcher Davis, d’Athens (Texas), en aurait vendu dans son café dans les années 1880, avant de populariser l’invention à la foire de St Louis (Missouri) en 1904.
- Charlie Nagreen, quant à lui, inventa le hamburger à Seymour (Wisconsin) en 1885 afin de permettre aux clients de la foire Seymour de manger en marchant.
- Le café Louis’ Lunch, à New-Haven (Connecticut), servirait le hamburger américain d’origine depuis 1885 également.
Quoiqu'il en soit, le hamburger naquit aux États-Unis, dans la fin des années 1880.

Les burgers s'imposèrent dans la culture américaine.
Le premier personnage fictionnel à témoigner de sa passion pour ce plat fut ce brave Wimpy, dans Popeye. Grand amateur de hamburger, qui toutefois, n’avait jamais l’argent pour se les offrir.
Survint alors la production en masse.
En 1916, Walter Anderson, travaillait à ce qui allait devenir la chaîne White Castle (rendue célèbre par le film Harold et Kumar go to White Castle - 2004, dans lequel l’objectif des personnages principaux tout au long du film est de manger ces burgers).
Il mit au point une manière de saisir la viande sur une plaque extrêmement chaude afin qu’elle reste juteuse à l’intérieur, ce qui contribua au succès de cette chaîne dès les années 1920.
Son développement contribua à populariser et à répandre le hamburger: White Castle devint l’équivalent culinaire de la Ford T.
Un peu plus tard, les frères Mc Donald eurent l’idée brillante de combiner l’amour des Américains pour les hamburgers à celui qu’il portait à l’automobile.

Ils ouvrirent un drive-in à San Bernardino (Californie) en 1940, où les clients pouvaient entrer manger s’ils le voulaient ou bien repartir en voiture avec leur nourriture.
Cette chaîne continue de se développer, avec le succès que l'on connait, même après avoir été revendue par ses 2 créateurs en 1961.

  

 
 

Accès au site Original - ex - cuisine-collection.com , devenu :  ja6.free.fr

 




       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le munster-géromé

 

 

Le munster fait son apparition en 855 dans la vallée de la Fecht sous la forme du "gros géromé".
La petite ville de Munster, porte un nom qui signifie simplement monastère, car elle se forma autour d’une abbaye dont la fondation remonte au VIIe siècle. Comme souvent, ce sont les moines qui valorisèrent très tôt, d’une part l’activité pastorale, d’autre part la fabrication du fromage. La vallée Munster étant rapidement trop étroite pour la présence de nombreux troupeaux de vaches, les paysans prirent l’habitude de les conduire sur les "hautes chaumes", vastes étendues herbeuses qui s’étendent à plus de 1000 m d’altitude, au-dessus des forêts de sapins. Ils s’y établissaient pour y séjourner durant les mois d’été, de mai à septembre, traditionnellement de la Saint-Urbain à la Saint-Michel. Il se trouve que ces pâturages se trouvent pour la plupart situés à l’ouest de la ligne des crêtes, et par conséquent en territoire lorrain, de sorte que les ducs de Lorraine n’hésitèrent pas à imposer une redevance aux "marcaires" - ainsi appelle-t-on les vachers de Munster - sous forme de fromages qui devaient être livrés à Gérardmer le jour de la Jean-Baptiste. Les "marcaires" profitaient de l’occasion pour vendre le reste de leur production de fromages.
Gérardmer devint progressivement le centre de diffusion de ce fromage de Munster, et comme Gérardmer se prononce "Gérarmé" à la lorraine, il ne fallut pas attendre longtemps pour que le mot se déforme encore en "géromé".
L’A.O.C du munster ou munster-géromé, est de 1969.
Son terroir s’étend aux versants alsaciens et lorrains des Vosges, qui couvrent 7 départements, mais les meilleurs fromages sont les fermiers, fabriqués en été sur les hautes chaumes, l’hiver à la ferme, dans la vallée de Munster, à Remiremont ou à Gérardmer.
Comme le précise Robert J. Courtine :
"Certains fabricants font maintenant un munster aromatisé au cumin, mais les vrais amateurs savent qu’il faut déguster le munster nature, avec des pommes de terre en robe des champs bien chaudes, sans pain".
Les graines de cumin proposées à part sont néanmoins tolérables.

Les fromages à saveur puissante fabriqués à la ferme, tels le maroilles en Thièrache ou le munster en Alsace sont habituellement accompagnés de "bières maisons".
Aujourd'hui on continue d'associer les bières du cru à ces fromages d'exception... Ou bien, si l'on préfère le vin, l'on peut légitimement hésiter entre gewürztraminer et pinot noir...

 


La moutarde

 



Dès l’antiquité, le goût piquant et parfumé de la moutarde fut prisé. Le + souvent, les graines étaient concassées et mélangées à du moût de raisin pour donner du ''mustums ardens'' (moût à la saveur ardente), terme à l’origine du mot ''moutarde''.
Au Moyen Âge, en Europe, on en faisait une forte consommation, son prix étant peu élevé. Son usage était surtout réservé à l’accompagnement des venaisons et de la charcuterie. Au XIIIe siècle la ville de Dijon devient une référence pour son savoir-faire. La ''moutarde de Dijon'' était d’abord sèche, se présentant sous forme de tablettes à délayer dans du vinaigre. On trouvait également des moutardes de pâte, mélange de sénevé, cannelle, miel et vinaigre.
En 1390, la fabrication de la moutarde fut règlementée : elle devait être faite de "bonne graine et compétent vinaigre", sans autre "liant".
Louis XI aimait tellement la moutarde de Dijon qu’il avait découvert à la Cour des grands Ducs de Bourgogne, qu’il ne se déplaçait jamais sans un pot de ce précieux condiment.
Au XVe siècle, de petites fabriques s’implantent dans la région dijonnaise et inventent de nouvelles saveurs.
La corporation des vinaigriers-moutardiers naquit à la fin du XVIe siècle à Orléans.
Le XVIIIe siècle voit apparaître des moutardes aux câpres, aux anchois ou au champagne, tandis que naissent de plus grandes entreprises. Après avoir été commercialisée dans des tonneaux par des marchands ambulants, la moutarde est dorénavant vendue en pots.

Aujourd’hui, il existe une infinie variété de goûts: moutarde de Meaux au broyage grossier qui laisse apparaître les graines, moutarde à l’estragon, au miel, aux fines herbes, au vin, sucrée...
La moutarde est assez facile à préparer chez soi, il suffit d’écraser les graines de sénevé dans un mortier et de les mélanger avec du vinaigre et du sel. Le reste n'est que question de dosage...