
Tomates
farcies à la polenta
Petits chefs
Pas facile, parfois de contenter nos chérubins portés toujours sur
les mêmes plats, boudant les légumes et toute nouveauté culinaire.
Pour les Mamans en quête de repas équilibrés qui fassent dire aux
enfants "Encore !", il s'agit de trouver des recettes faciles et
rapides, parfois ludiques, toujours appétissantes.
Leur dénominateur commun?
La simplicité des saveurs et le nombre d'ingrédients limité, le tout
assorti d'astuces de présentation et d'idées de variantes.
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Des légumes et des sucres lents: plat idéal pour le soir.
Ces
tomates farcies "autrement" plairont à toutes celles et ceux qui
n'aiment pas trop les dîners trop "protéinés".
Néanmoins, pour un plat unique, remplacer les dés de chair de tomate
par 100 g de lardons.
Ingrédients pour 4 convives
8 tomates en grappe
50 cl de lait
60 g de crème fraîche
60 g de polenta
20 g de beurre
50 g d'emmenthal râpé
1 filet d'huile d'olive
Sel & poivre
Indications de préparation
Laver les tomates.
Retirer leur chapeau et
les évider.
Couper en dés la moitié de la chair récupérée.
Verser le lait et la crème fraîche dans une
casserole, saler, poivrer et porter à ébullition.
Retirer la
casserole du feu et verser la polenta en pluie en remuant avec
une cuillère en bois.
Remettre sur feu très doux et laisser
cuire 5 min en remuant toujours.
À la fin de la cuisson, ajouter
le beurre coupé en dés, l'emmenthal râpé et les morceaux de
tomates. Mélanger.
Préchauffer le four à 200°c - Th 6/7.
Garnir les tomates avec la polenta.
Les
déposer dans un plat à four et disposer les chapeaux à côté.
Arroser d'1 filet d'huile d'olive et mettre à cuire pendant 20
min.
Replacer délicatement les chapeaux au moment de servir.


Le mot "polenta" ou "polente" était déjà connu des Romains,
chez qui il désignait une bouillie ....
Elle est originaire du nord de
l'Italie, du Tessin en Suisse, du Comté de Nice, de la Savoie, de
Bulgarie, de la Roumanie et de la Moldavie.
Elle se présente
aujourd'hui, sous
forme de galette ou de bouillie à base de semoule ou de farine de
maïs. La polenta est connue sous d'autres noms notamment en
Languedoc sous le nom de milhàs, en Gascogne sous le nom de
cruchade, en Roumanie et Moldavie sous le nom de mamaliga.
Pour ces populations, cette austère purée de céréales a longtemps
été l’un des aliments de base de la population. On confectionnait
alors la polenta avec de la farine de sarrasin (Lombardie) ou d’orge
à laquelle on ajoutait des pommes de terre, voire de la citrouille.
C'est aux alentours de 1650 que l’on commença à utiliser de la
farine de blé. En Corse, la polenta ("pulenda") est le plus souvent
faite avec de la farine de châtaigne.
Nature ou crémeuse, elle peut être servie chaude, cuite au bouillon
ou au lait ou encore en galettes revenues à la poêle.
Chaque région a sa préparation particulière. Dans la région de
Bergame, la polenta est souvent rugueuse, jaune, et accompagnée de
saucisses ou d'une caille arrosée de son jus (polenta a l'usei).
Dans la Vénétie, la polenta est préparée à l'avance avec de la
farine blanche, puis découpée en rectangles et réchauffée à la poële.
Dans le Macerate, la préparation est plus liquide. Au Trentin, elle
est additionnée de fromage, parfois de viande ou même de pommes de
terre.
En France, elle est souvent consommée dans sa forme traditionnelle
dans les repas de village du haut-pays niçois et en Savoie. Cuite à
l'eau, elle s'agrémente de beurre, de fromage ou de sauce tomate.
C'est le cas aussi de la vallée d'Aoste, qui présente en ce sens
plus d'affinités avec les régions transalpines limitrophes qu'avec
le reste d'Italie.
L'industrie alimentaire propose aujourd'hui des polentas précuites, plus rapides à préparer avec un temps de cuisson de 5 min au lieu des 45 min traditionnelles.