
Paupiettes de sole marinées
Un plat délicat, léger, pour un tête à tête de fin de journée, à
Dans les verres, un pouilly fumé
Ingrédients pour 2 convives
2 filets de sole
Sel & Poivre
1/2 petite orange - non traitée
1/2 petit citron - non traité
1 cuillère à soupe de raisins secs
1,5 ciboules
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
Indications de préparation
Avec un couteau effilé, pratiquer plusieurs
incisions de biais dans la peau des filets.
Saler et poivrer.
Rouler les filets sur eux-mêmes, la peau étant à l'intérieur, et
les placer bien serrés dans un moule à gratin.
Rincer l'orange et le citron à l'eau très
chaude.
Les sécher et râper le zeste.
Extraire le jus du citron et de
l'orange et le mélanger au zeste, aux raisins secs et à un peu
de poivre.
Napper les filets de cette marinade.
Éliminer les parties abîmées des ciboules, les laver et les couper de biais en fines rondelles, puis en saupoudrer les paupiettes.
Asperger d'huile d'olive et laisser mariner pendant 1 nuit au frais.

Le lendemain, préchauffer le four à 250°c
(chaleur tournante 225°c) et cuire les paupiettes de poisson
± 20 min.
Servir tièdes avec de la ciabatta et du riz sauvage.


''Sandale de Jupiter'' ou ''perdrix des mers'', mets royal sous Louis XIV, au début de sa vie, la sole ressemble a tous les autres poissons, elle nage dans l’eau profonde, ses yeux sont situés de chaque côte de la tête. À L’âge adulte, elle s’en différencie : elle imite le fond sur lequel elle se trouve et se pose sur le sable; un côté de la tête migre alors sur l’autre face; les 2 yeux viennent alors se placer sur la face supérieure, L’autre face étant aveugle.

À l’achat la sole est facile a reconnaître : c’est le seul poisson plat dont le museau dépasse la bouche. La sole fraîche est particulièrement brillante, couverte de mucus. Sa chair fine et savoureuse est très estimée. Nos plus belles soles viennent des côtes normandes, ce sont les petites sœurs des célèbres soles de Douvres. Onéreuse - toutes les tentatives d’élevage ont échoué - sa chair maigre et fine est aussi délicieuse que réputée.
Ses apprêts sont innombrables, tant dans la cuisine classique que dans la cuisine ménagère. Ne pas hésiter à demander au poissonnier de la peler.

Une appellation à conseiller à ceux qui aiment
conjuguer fraîcheur et vivacité du sauvignon.
AOC depuis
1937, le pouilly-fumé est
plus sec et pierre-à-fusil que son voisin de Sancerre qui lui fait
face sur la rive gauche de la Loire.
En fait de Pouilly, il y a 2 appellations. Le
pouilly-sur-Loire presque symbolique avec une trentaine d'hectares
qui recourt au chasselas. Ce raisin de table était celui que l’on
expédiait vers les halles de Paris à la fin du XIXe siècle.
Aujourd’hui, la culture du chasselas sur place et donc du
pouilly-sur-Loire est en quasi disparition. De cet âge d'or du
chasselas, il demeure encore ces maisons de vignerons au milieu des
vignes, témoignage de cette époque où l'on préparaient les cageots
de belles grappes pour les Parigots.
Il n’en va pas de même du sauvignon destiné au pouilly-fumé. Même si
les trente glorieuses n'ont pas porté chance à ce dernier... À
partir des années soixante, ont succédé des annus horribilis
alternant gel ou grêles. Du coup, peu à peu le vignoble s’est
retrouvé délaissé par des jeunes qui trouvaient facilement du
travail dans les usines alentours. La réputation du vin en a
souffert. Il devint à l'époque plus difficile à vendre. Heureusement
des vignerons tenaces ont tenu bon.
Depuis une quinzaine
d’années, le pouilly-fumé est reparti en flèche avec de très bon
résultat à l’export. Ce qui expliquera qu’on ne le trouve pas
forcément dans tous les bistrots.
On notera enfin sur le plan historique que le pouilly fumé est une
parfaite illustration du vignoble monastique type.
Né à l’origine
d’un domaine gallo-romain, il connu un formidable essor grâce au
travail des moines bénédictins de La Charité-sur-Loire qui le reprirent plus tard.
Réputé depuis le XIIe siècle, le vin de Pouilly est servi dès les
années 1450 sur la table du roi Louis XI.

À siroter pour lui-même, surtout par un bel après-midi de fin d'été, voire de l'été indien. Il s'accordera aussi avec un poisson d'eau douce grillé ou un plat de poulet.
Consommé dans les 18 mois suivant sa récolte, le
Pouilly-Fumé pourra, en fonction des cuvés, avoir un bon
potentiel de garde.
100% Sauvignon, ce vin doit être servi frais, entre 10 et
12°c.
Il s'harmonise à merveille avec les préparations culinaires les plus
raffinées de poissons voire de viandes blanches.
Coquilles Saint-Jacques
et fromages de chèvre seront remarquablement mises en valeur. - 2005