
Vesper -
The classic 007
De nouveaux produits arrivaient, changeant la perspective de ceux
qui recherchaient toujours de nouveaux cocktails. À cet égard, le
phénomène le plus significatif de l'après-guerre fut la présence
accrue de la vodka dans les ingrédients.
Elle remplaça d'autres
spiritueux, tels que le cognac ou le gin, qui connurent alors des
moments difficiles.
Le Vodka Martini devint populaire durant les années 60, suite au
succès des films de James Bond. À croire que Smirnoff étaient
commanditaires de ces films - certains le pensent... Avant cette
vague de films, les martinis étaient réalisés avec du gin
exclusivement.

La recette de Casino Royale nécessite, pour sa réalisation, du Kina
Lillet.
L’auteur et critique Kigsley Amis, successeur de Ian
Fleming, lui préfère cependant le
vermouth blanc Lillet, au goût beaucoup moins aigre que la quinine
contenue dans le Kina...
Quel est le VRAI Vesper, celui de James ou la variante de son
deuxième
Créateur... ?
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Ingrédients pour 1 cocktail
3 Measures of Gordon’s Gin
1 Measure of vodka : Smirnoff
1/2 Measure of Kina Lillet
Lemon peel for garnish - zeste de citron
Indications de préparation
Remplir un verre à mélanger - shaker - avec la glace.
Retirer cette glace. Le verre sera vraiment glacé.
Ajouter le vermouth puis la vodka & le gin.
Ne pas mélanger avec un bâtonnet mais bien agiter en refermant le verre à mélanger. "SHAKEN NOT STIRRED".
À l'aide d'une passoire - strainer - vider dans un verre à martini.
Garnir d'un zeste de citron.
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Lorsque
l’on prépare les cocktails directement dans le verre, verser
toujours les alcools les moins forts
en premier, sauf indication contraire. |



Dans l'adaptation cinématographique du roman de Ian Fleming Casino
Royale (2006), ce cocktail est également appelé : "Vesper" ou "Vesper
Martini Dry".
James Bond nomme lui-même ce cocktail Vesper en l'honneur de la
séduisante Vesper Lynd. Lorsque celle-ci lui demande si ce nom de
baptême est du à l'arrière-goût amer, il répond simplement que la
raison en est qu'une fois goûté, c'est tout ce que l'on peut ensuite
souhaiter boire...
Tout le tact anglo-saxon!

I have learned that James Bond was only a pansy
in the movies. In Ian Fleming’s Casino Royale, 007 orders "The
Vesper," a martini of his own devising:
“A dry martini,” he said. “One. In a deep champagne goblet.”
“Oui, monsieur.”
“Just a moment. Three measures of Gordon’s, one of vodka, half a
measure of Kina Lillet. Shake it very well until it’s ice-cold, then
add a large thin slice of lemon peel. Got it?”
“Certainly, Monsieur.” The barman seemed pleasant with the idea.
“Gosh that’s certainly a drink,” said Leiter.
Bond laughed. “When I’m … er … concentrating.” he
explained, "I
never have more than one drink before dinner. But I do like that one
to be large and very strong and very cold and very well-made. I hate
small portions of anything, particularly when they taste bad. This
drink’s my own invention. I’m going to patent it when I can think of
a good name.”
He watched carefully as the deep glass became frosted with the pale
golden drink, slightly aerated by the bruising of the shaker. He
reached for it and took a long sip.
“Excellent," he said to the barman, “but if you can get a vodka made
with grain instead of potatoes, you will find it still better.”

On attribue souvent au médecin Franciscus Sylvius
un breuvage apparu aux Pays-Bas au XIVe siècle sous le nom de
Genever : le genièvre, réalisé à base de grains et de baies de
genévrier qui lui procurent son arôme particulier.
La production de genièvre trouve aussi ses origines en Italie au
XVème siècle, où le genièvre était utilisé comme plante médicinale.
Cette utilisation s’est développée en Hollande au début du XVIIème
siècle, où la version alcoolisée du genièvre était vendue dans les
pharmacies.
Les historiens de l'alimentation et de la boisson considèrent que la
distillation du genièvre par les Hollandais constitue la genèse de
l'ère des alcools forts, les "eaux de vie" en Europe.
Les hollandais à l'époque revendaient de l'alcool pur ou du mauvais
vin portugais coupé à l'alcool pur de genièvre aux Anglais.
Les soldats anglais basés en Hollande découvrent le genièvre lors de
la Guerre de 30 ans (1618 - 1648).
Cette boisson alcoolisée locale à base de genévrier leur étant
servie avant la bataille d’où l’expression anglaise “Dutch courage”.
À leur retour de la guerre, ils ramènent le genièvre avec eux.
En 1688, le monarque hollandais Guillaume d’Orange accède au trône
anglais: le genièvre devient la boisson en vogue à la cour.
Les premières distilleries anglaises apparaissent à Londres à la fin
du XVIIe siècle et produisent un alcool proche du Genever qui est
baptisé "Gin" et s'internationalise rapidement.
En 1730, dans certains quartiers de Londres, et en particulier à St
Giles autour d’Oxford Circus, 1 foyer sur 3 produit et vend du gin,
une version populaire du genièvre perçue comme l’alcool du pauvre.
L’annuaire du Commerce de la City de Londres, de Westminster et de
Lambeth répertorie 40 distilleries de gin et de malt, en 1794, 90%
de la production de gin émanant de Londres.
Grâce à l’invention d’un nouvel alambic à débit continu en 1832, les
distillateurs sont en mesure de créer un alcool beaucoup plus pur,
qui leur permet de limiter l’ajout en sucre.
Un nouveau type de gin plus aromatique apparaît alors sous le nom de
"sec londonien", par opposition au gin sucré.
La saveur du gin ordinaire est devenu aujourd'hui celle d'un alcool
très sec, ce qui fait qu'on le boit rarement pur et qu'on le
retrouve surtout dans la composition de nombreux cocktails quand il
n'est pas déjà commercialisé dans une version aromatisée .