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 Vesper - The classic 007

 

 

 

 

 

 

 

Une fois la prohibition levée en 1933, l'histoire des cocktails prit un chemin moins chaotique et vit la naissance de nouveaux cocktails classiques. Parce que, symboles d'élégance et d'un certain art de vivre, Hollywood s'empara des cocktails puis les mis en valeur dans d'innombrables longs métrages aux stars prestigieuses.

De nouveaux produits arrivaient, changeant la perspective de ceux qui recherchaient toujours de nouveaux cocktails. À cet égard, le phénomène le plus significatif de l'après-guerre fut la présence accrue de la vodka dans les ingrédients. 
Elle remplaça d'autres spiritueux, tels que le cognac ou le gin, qui connurent alors des moments difficiles.
Le Vodka Martini devint populaire durant les années 60, suite au succès des films de James Bond. À croire que Smirnoff étaient commanditaires de ces films - certains le pensent... Avant cette vague de films, les martinis étaient réalisés avec du gin exclusivement.

La vodka a trouvé une icône en la personne de James Bond, qui à longueur de romans puis de films, commande sempiternellement son Vodkatini “shaken, not stirred” - au shaker, pas à la cuillère, faisant de cette variante du Martini Dry, l'un des cocktails les plus connus au monde.

Si la recette de ce cocktail est bien celle donnée par James dans Casino Royale, et porte le nom de l’héroïne du livre : Vesper, il s'agit en réalité d’un cocktail inventé par Ian Fleming et son ami Ivar Bryce.
La recette de Casino Royale nécessite, pour sa réalisation, du Kina Lillet.
L’auteur et critique Kigsley Amis, successeur de Ian Fleming, lui préfère cependant le vermouth blanc Lillet, au goût beaucoup moins aigre que la quinine contenue dans le Kina...
 
Quel est le VRAI Vesper, celui de James ou la variante de son deuxième Créateur... ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ingrédients pour 1 cocktail

  • 3 Measures of Gordon’s Gin

  • 1 Measure of vodka : Smirnoff

  • 1/2 Measure of Kina Lillet

  • Lemon peel for garnish - zeste de citron

Indications de préparation

  • Remplir un verre à mélanger - shaker - avec la glace.

  • Retirer cette glace. Le verre sera vraiment glacé.

  • Ajouter le vermouth puis la vodka & le gin.

  • Ne pas mélanger avec un bâtonnet mais bien agiter en refermant le verre à mélanger. "SHAKEN NOT STIRRED".

  • À l'aide d'une passoire - strainer - vider dans un verre à martini.

  • Garnir d'un zeste de citron.



 

 

 

 

 

 

 

 

L'idée d'associer vins de bordeaux & plantes ou fruits exotiques vient du père Kermann, médecin parti au Brésil sous Louis XVI et revenu s'installer à Bordeaux où il produit alors des liqueurs et des fortifiants principalement à base de quinquina.
Bordeaux était alors l'un des principaux lieux de négoce du vin et le principal port français vers les Antilles. La distillation des fruits et des plantes est une longue tradition dans toute la région bordelaise. En effet, au XVIIIe s. la fabrication des liqueurs prend un remarquable essor grâce à l'engouement de la Cour pour ces boissons.
La maison Lillet crée une première distillerie en 1840, dans un bâtiment aujourd'hui détruit. La société Lillet fut fondée à Podensac, en Gironde en 1872 par Paul & Raymond - liquoristes et négociants en vins et spiritueux. Le Lillet fut créé en 1887.
La duchesse de Windsor, grande amatrice de Lillet en fera la réputation dans plusieurs grands établissements parisiens et londoniens. En 1946, il connaît un beau succès aux États-Unis grâce au négociant new-yorkais Michel Dreyfus.
Le Lillet rouge est lancé en 1962 par Pierre Lillet. En 1985, Bruno Borie rachète Lillet, puis en 1986 lance le nouveau Lillet.
Le Lillet blanc est un assemblage de vins rigoureusement sélectionnés (85%, Sémillon et Sauvignon Blanc et de liqueurs de fruits (15%) obtenues par plusieurs mois de macération dans de l’alcool de fruits : oranges douces, oranges vertes, oranges amères, d’Espagne, d’Haïti, de Tunisie ... Il est élevé de manière traditionnelle en foudres de chêne.
Lillet, vin d’apéritif par excellence, se sert toujours frappé, entre 6 et 8°c, sur glace avec 1 tranche d’orange, de citron ou de citron vert. Il est aussi remarquable en cocktails.

 

Lorsque l’on prépare les cocktails directement dans le verre, verser toujours les alcools les moins forts en premier, sauf indication contraire.
Utiliser de la glace préparée en gros cubes, que ce soit pour agiter ou pour servir.

Les cocktails doivent être servis glacés. Placer les verres vides dans le réfrigérateur ou dans le freezer 1 h avant de servir.
Ne pas oublier que les cocktails, s’ils doivent être bons, doivent aussi être agréables à l’œil. Décorer avec des cerises à cocktail qui sont le plus souvent au marasquin, des olives farcies, des tranches de fruits frais, des brins de menthe, et des oignons à cocktail : petits oignons au vinaigre blanc.
Utiliser des oranges et des citrons non traités.

Afin d’améliorer encore la présentation de vos cocktails, givrer les verres : passer le bord des verres dans du jus de citron, puis les retourner sur une soucoupe contenant du sucre ou du sel fin pour les cocktails à base de tequila.
1 trait correspond généralement à  3 à 5 gouttes de liquide

 

 

 

 

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Vesper

 

Eva Green as Vesper Lynd

 

Dans l'adaptation cinématographique du roman de Ian Fleming Casino Royale (2006), ce cocktail est également appelé : "Vesper" ou "Vesper Martini Dry".
James Bond nomme lui-même ce cocktail Vesper en l'honneur de la séduisante Vesper Lynd. Lorsque celle-ci lui demande si ce nom de baptême est du à l'arrière-goût amer, il répond simplement que la raison en est qu'une fois goûté, c'est tout ce que l'on peut ensuite souhaiter boire...
Tout le tact anglo-saxon!



The Real James Bond Martini




I have learned that James Bond was only a pansy in the movies. In Ian Fleming’s Casino Royale, 007 orders "The Vesper," a martini of his own devising:
“A dry martini,” he said. “One. In a deep champagne goblet.”
“Oui, monsieur.”
“Just a moment. Three measures of Gordon’s, one of vodka, half a measure of Kina Lillet. Shake it very well until it’s ice-cold, then add a large thin slice of lemon peel. Got it?”
“Certainly, Monsieur.” The barman seemed pleasant with the idea.
“Gosh that’s certainly a drink,” said Leiter.
Bond laughed. “When I’m … er … concentrating.” he explained, "I never have more than one drink before dinner. But I do like that one to be large and very strong and very cold and very well-made. I hate small portions of anything, particularly when they taste bad. This drink’s my own invention. I’m going to patent it when I can think of a good name.
He watched carefully as the deep glass became frosted with the pale golden drink, slightly aerated by the bruising of the shaker. He reached for it and took a long sip.
Excellent," he said to the barman, “but if you can get a vodka made with grain instead of potatoes, you will find it still better.”



Le gin

 

 

On attribue souvent au médecin Franciscus Sylvius un breuvage apparu aux Pays-Bas au XIVe siècle sous le nom de Genever : le genièvre, réalisé à base de grains et de baies de genévrier qui lui procurent son arôme particulier.
La production de genièvre trouve aussi ses origines en Italie au XVème siècle, où le genièvre était utilisé comme plante médicinale.
Cette utilisation s’est développée en Hollande au début du XVIIème siècle, où la version alcoolisée du genièvre était vendue dans les pharmacies.
Les historiens de l'alimentation et de la boisson considèrent que la distillation du genièvre par les Hollandais constitue la genèse de l'ère des alcools forts, les "eaux de vie" en Europe.
Les hollandais à l'époque revendaient de l'alcool pur ou du mauvais vin portugais coupé à l'alcool pur de genièvre  aux Anglais.
Les soldats anglais basés en Hollande découvrent le genièvre lors de la Guerre de 30 ans (1618 - 1648).
Cette boisson alcoolisée locale à base de genévrier leur étant servie avant la bataille d’où l’expression anglaise “Dutch courage”.
À leur retour de la guerre, ils ramènent le genièvre avec eux.
En 1688, le monarque hollandais Guillaume d’Orange accède au trône anglais: le genièvre devient la boisson en vogue à la cour.
Les premières distilleries anglaises apparaissent à Londres à la fin du XVIIe siècle et produisent un alcool proche du Genever qui est baptisé "Gin" et s'internationalise rapidement.
En 1730, dans certains quartiers de Londres, et en particulier à St Giles autour d’Oxford Circus, 1 foyer sur 3 produit et vend du gin, une version populaire du genièvre perçue comme l’alcool du pauvre.
L’annuaire du Commerce de la City de Londres, de Westminster et de Lambeth répertorie 40 distilleries de gin et de malt, en 1794, 90% de la production de gin émanant de Londres.
Grâce à l’invention d’un nouvel alambic à débit continu en 1832, les distillateurs sont en mesure de créer un alcool beaucoup plus pur, qui leur permet de limiter l’ajout en sucre.
Un nouveau type de gin plus aromatique apparaît alors sous le nom de "sec londonien", par opposition au gin sucré.
La saveur du gin ordinaire est devenu aujourd'hui celle d'un alcool très sec, ce qui fait qu'on le boit rarement pur et qu'on le retrouve surtout dans la composition de nombreux cocktails quand il n'est pas déjà commercialisé dans une version aromatisée .