
Pommes de terre en cocotte
|
|
Ingrédients pour 4/6 convives
1,2 Kg de pommes de terre
3 Oignons
4 Gousses d'ail
1 Petit bouquet de persil
2 Cuillères à soupe d'huile ou de saindoux
1 Bouquet garni
Sel & poivre blanc
Indications de préparation
Peler les pommes de terre, les laver et les éponger, puis les détailler en rondelles régulières pas trop épaisses.
Peler les oignons et les émincer finement.
Peler les gousses d'ail et les hacher menu.
Laver le bouquet de persil. l’éponger et ciseler les feuilles.
Chauffer l'huile ou le saindoux dans une grande cocotte en fonte.

Ajouter les oignons émincés et les faire fondre en les remuant jusqu'à ce qu'ils soient complètement ramollis et dorés, mais surtout pas roussis.
Attention à ne pas laisser trop rissoler les oignons au début de la cuisson.
Ajouter alors les pommes de terre en plusieurs couches en parsemant chaque fois un peu d'ail haché et de persil ciselé.
Saler & poivrer.
Glisser le bouquet garni au milieu et verser
juste assez d'eau froide pour qu'elle affleure à peine.
Porter à ébullition, puis établir un feu régulier et laisser “mijoter” doucement à découvert pendant ± 45 min.
Retirer le bouquet garni avant de servir chaud.
L’on pourra ajouter sur le dessus des pommes de terre quelques fines tranches de lard de poitrine…
|
Depuis les monts du Lyonnais jusqu'aux contreforts du
Limousin, de la Creuse jusqu'à l'Aubrac en passant par le
Rouergue et la Limagne, c'est bien le cœur de la France,
débordant les limites proprement dites du Massif central. Le
Limousin, qui sur les marches tient aussi du Périgord
et du Quercy, du Poitou et du Bourbonnais et l'Auvergne,
"réserve d'eaux vives, d'herbe douce, de forêts et de landes
virginales…” |
Pelez de petites pommes de terre rondes que vous jetez dans une cocotte où vous avez du beurre fondu très chaud, faites revenir les pommes de terre jusqu'à ce qu'elles aient blondi légèrement. Couvrez et laissez cuire à feu vif un quart d'heure; quand les pommes de terre sont presque cuites ajoutez un bon morceau de beurre frais, laissez cuire encore quelques minutes et versez dans la casserole de la crème bien fraiche avec persil et échalottes hachés (si on les aime). La crème ne doit pas cuire, condition essentielle pour que le plat soit parfait. |


La pomme de terre nous vient des Andes
péruviennes où les Incas la cultivaient il y a près de 3000 ans sous
le nom de ''papa'', elle remplace le maïs en altitude... Les
écoliers anglais apprennent que Sir Walter Raleigh l’a rapportée
d’Amérique latine en passant par la Virginie, puis l’Irlande -
version confirmée par Jefferson qui acquit les siennes auprès
d’immigrés venus d'Ulster. Sur le continent, on raconte plutôt que
ce sont les marins de Pizarre qui en firent don, en 1534, a un
couvent de Séville.
Les 2 récits sont sans doute authentiques. Raleigh en offrit
quelques plants a Élisabeth I, mais le cuisinier royal apprêta les
feuilles et jeta les tubercules... Plus tard, on la cultiva pour
nourrir les armées à bon compte.
Son succès fut très timide en Espagne, dans le sud de la France et
dans les états italiens, où elle fut longtemps utilisée pour nourrir
les animaux. C’est alors que Antoine-Augustin Parmentier agronome et
pharmacien militaire, vit en elle une parade contre la famine
pendant sa captivité en Prusse... Louis XVI soutint sa campagne en
portant à la boutonnière une fleur de pomme de terre. En 1780, dans
la plaine des sablons, Louis XVI, fait céder à Parmentier 57 arpents
de terre afin de cultiver expérimentalement la pomme de terre.
Faisant ostensiblement garder tout le jour ce champ de pommes de
terre, laissé par ailleurs, sans surveillance la nuit... afin
d’encourager le chapardage. La stratégie porta ses fruits, la pomme
de terre devint une denrée de base en France. Une réussite !
Parmentier n’en tira pas profit. Napoléon, lui, fût plus généreux:
Légion d’honneur, 1 titre de Baron et une charge d'inspecteur
général de la santé.
À la fin du XVIIIe siècle, elle constitue la
principale production agricole de l’Allemagne, où elle fait son
apparition pendant la guerre de 30 ans. En Irlande elle a été
introduite vers 1565 et massivement consommée, jusqu’à l’apparition
du mildiou qui détruisit les récoltes entraînant la famine et le
départ vers l’Amérique d’1 million d’irlandais entre 1845 et 1850.
Aujourd’hui, c’est surtout la quatrième grande culture mondiale, après le blé, le riz et le maïs.

Le saindoux est obtenue en faisant fondre la
graisse de porc sans viande (panne et lard gras).
Autrefois employé dans de nombreuses préparations culinaires, en
lieu et place du beurre et de l'huile - produits rares et chers - en
particulier dans les régions du Nord et de l'Est de la France. Il
était aussi utilisé pour la conservation des aliments cuits que l’on
plaçait dans des pots de grès et sur lesquels on versait du
saindoux.
Son point de fusion assez élevé (au-dessus de 30°c), sa t° critique
(200/210°c), font qu'il peut être employé en friture et qu’il est
particulièrement bien adapté aux longues cuissons. Assez pauvre en
eau on peut le conserver longtemps au sec et au frais.
Son goût assez fort et son astringence le limitent aujourd’hui aux
préparations avec lesquelles il s'accommode le mieux : le porc,
l'oignon, le chou et la choucroute ou encore dans certaines
pâtisseries. Il est régulièrement utilisé dans l'industrie pour les
biscottes et les biscuits.
Le saindoux est, de nos jours, utilisé en boulangerie, afin de
confectionner la pâte brisée, la pâte à pâtés, les pies, pour les
longues cuissons, les fritures, certaines pâtisseries voire certains
bonbons gélifiés.