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  Feta saganaki 

 

 

 

 

 

 

 

Les saganaki sont de petits gratins au fromage, cuits au four dans le plat du même nom.
Très simples à réaliser, ils se révèlent à la fois savoureux et très colorés.
Très connue, la féta est l'héritière des fromages de brebis préparés dans le pays depuis plusieurs millénaires. Dans L'Odyssée, Homère évoque un fromage au lait de brebis et chèvre proche de la féta actuelle.
Le poète comique Aristophane, dans Les Cavaliers (IVe siècle avant J-C), cite quant à lui les chlorotyri et trophalyda. Coupé en tranches avant sa mise en tonneaux, ce produit prit au XVIIe siècle le nom de féta, par déformation du mot latin fete : "tranché".
Dépourvu de croûte, blanc et moelleux, il peut facilement être découpé en petits cubes ou lamelles. Bien emballée et baignant dans la saumure, la féta se conserve ± 6 mois au réfrigérateur.
Ce plat garni de tomates, ail, basilic, féta, poivrons et olives noires doit être généreusement nappé d'huile d'olive : elle apportera son arôme, et les ingrédients ne colleront pas au fond du plat. Pour cet usage, privilégier la délicieuse huile d'olive de Sitia, en Crète.
Ordinairement, l’on prépare le saganaki dans des petits plats individuels et l'on recouvre chaque portion d'un grand morceau de fromage. Comme ici, l’on peut également le préparer dans un grand plat pour plusieurs personnes : de petits cubes de féta bien dorés apporteront alors une présentation plus décorative, tout en laissant apparaître les autres ingrédients…

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Ingrédients pour 4 convives

  • 500 g de feta grecque

  • 4 tomates

  • 1 poivron rouge

  • 2 gousses d'ail

  • 1 bouquet de basilic frais

  • 7 olives noires

  • 1 pincée d'origan

  • 1 Pincée de paprika

  • 1 filet d'huile d'olive

Indications de préparation

  • Rincer et sécher les tomates.
    Les détailler chacune en 3 rondelles épaisses.

  • Disposer les rondelles de tomates dans un petit plat à four.

  • Par-dessus, placer des lamelles d'ail et des feuilles de basilic.

  • Ensuite, déposer 2 cubes de féta sur chaque rondelle de tomate.

  • Dénoyauter les olives. Rincer et sécher le poivron.

  • L’ouvrir, enlever les côtes blanches et les pépins.
    Le détailler en lanières.

  • Dans le plat, installer des lanières de poivron entre les tomates, et les cubes de féta par-dessus.

  • Parsemer de moitiés d'olives noires.

  • Parsemer le tout de paprika, d'origan et napper d'huile d'olive.

  • Passer au four à 240°c pendant 15 min.
    Décorer avec des petits bouquets de basilic.




 

 

 

 

 

 

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La feta

La feta est probablement l’un des plus anciens fromages d’Europe. Un fromage dont la fabrication était connue des Cyclopes eux-mêmes, selon Homère, 850 av J.C, dans "L’Odyssée".
Hippocrate en 460 av J.C, vantait ses vertus nutritionnelles...
Comme la plupart des fromages anciens, la feta est née d’un souci de conservation du lait. En Grèce, la chaleur en pénalisait la durée de conservation. Les Grecs anciens désirant dégustés leur fromage blanc et frais, ce fut la saumure qui contenta bergers, puis autochtones. Cette technique, très ancienne, permet de conserver le fromage de longs mois avant sa consommation, et lui donne un goût salé typique et son aspect humide. En grec, "feta" signifie “tranche”, puisque son format, fait que l’on ne l’utilise jamais en entier. Sans croûte, friable, granuleuse et trouée de façon irrégulière, la feta est légèrement aigre, souvent amère, avec un arôme bien particulier. La feta traditionnelle est fabriquée avec du lait de brebis, mais on peut en trouver à base de lait de chèvre ou un mélange des deux. Elle était affinée moins de 2 mois, en saumure dans un baril de bois spécifiquement destiné à l'affinage, contenant jusqu'à 50 kg de fromage.
Elle enthousiasme encore la population grecque, puisque plus 97% de la production approvisionne le marché intérieur. Celles fabriquées en dehors de certaines régions de Grèce ou à base de lait de vache ne peuvent plus, depuis 2007, porter le nom mythique de feta, dont l’appellation d’origine est désormais protégée depuis le 14 octobre 2002.



L'ail

Depuis l’Égypte antique, l’ail est apprécié pour ses vertus médicinales : il entrait déjà dans la composition de 22 des 800 potions décrites dans le Codex Ebers, un papyrus rédigé 1550 ans avant notre ère.
Remède universel à l'époque de Ramses II. Les bâtisseurs de pyramides recevaient 1 gousse d'ail par jour pour ses propriétés toniques...

Autrefois, à Draguignan, ses gousses étaient rôties sur les feux de la Saint-Jean allumés dans toute la ville, avant d’être ensuite partagées entre tous les habitants.



Le paprika

Utilisé pour assaisonner et garnir un grand nombre de plats, ''le paprika'' est une poudre faite de poivrons rouges moulus. Les poivrons (ou piments doux) nécessitent d’être moulus en plusieurs fois pour obtenir la bonne texture. Le parfum du paprika peut être doux, relevé jusqu’à très piquant, et sa couleur aller d’un rouge orangé brillant au rouge sang.

On trouve du paprika d'Espagne, d'Amérique du Sud, de Californie, mais celui de Hongrie est de qualité supérieure. La cuisine hongroise utilise couramment cette épice depuis plus d' 1 siècle. D'ailleurs le paprika qualifie à la fois le piment doux de Hongrie qui sert à fabriquer le condiment, et le condiment lui-même.

On ne connaît pas précisément l'origine du paprika.
Il est possible que Christophe Colomb l’ait ramené d’Amérique, car le poivron fit son apparition en Espagne dès la fin du Moyen Âge. On le trouva ensuite en Italie, puis chez les Turcs qui l'introduisirent dans les Balkans au XVIe siècle. On pense qu’il fut cultivé en Hongrie par des jardiniers bulgares qui étaient nombreux à s’y rendre.

La première mention de l’usage du paprika rouge date de 1748. Certains prétendent que le paprika en poudre est précisément une invention hongroise, sans que  l’on en ait l'absolue certitude !