
Délice de pommes de terre
et d'anchois - 1970


Déguster avec un flacon de Muscadet-sur-Lie, bien frais ou encore un languedoc blanc...
pour rester thématique.
Ingrédients pour 6 convives
3 ognons
75 g de beurre
10 Filets d’anchois à l’huile
100 g de crème fraîche
Poivre
Indications de préparation
Éplucher,
laver et couper les pommes de terre en fines tranches, comme des
frites.
Peler et couper les oignons puis les émincer.
Les faire les dorer dans une poêle avec 25 g de beurre.
Couper
les anchois en morceaux, réserver le jus.
Beurrer
un plat à gratin et ranger successivement 1 couche de pommes de terre,
1 couche d’oignons et 1 autre d’anchois.
Terminer par 1 couche
de pommes de terre.
Ne saler pas, mais poivrer bien puis arroser les
pommes de terre avec le reste de beurre préalablement fondu.
Recouvrir
ensuite avec la moitié de la crème fraîche et le jus des anchois.
Enfourner
à four chaud, Th 6 - 200°c, et compter ± 30 min de cuisson.
Retirer
alors le plat et napper la préparation avec le reste de crème.
Poursuivre la cuisson 15 min encore.
Servir le délice d’anchois bien chaud, accompagné d’une salade verte.

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L'anchois aurait les propriétés d'exciter
l'appétit et de faciliter la digestion...
Les Romains préparaient avec ces petits poissons écrasés et cuits
dans la saumure, auxquels ils ajoutaient du vinaigre et du persil
haché, une sauce très prisée qu'ils baptisaient garum. Ce garum
ressemble assez à la sauce aux anchois des Britanniques.

Les filets d’anchois se trouvent très facilement
en bocaux ou en petites boites, marinés dans de l’huile.
Ils doivent être roses et non pas gris, avec des filets bien
distincts. Si on les trouve un peu trop forts au goût, les égoutter
et les couvrir de lait pendant 30 min avant de les essuyer avec du
papier absorbant. Pour une saveur encore plus douce, n’utiliser que
l’huile...
On trouve également des filets d’anchois conservés dans du sel. Leur
goût est plus délicat, mais ils doivent être trempés 30 min avant
utilisation.

La pomme de terre nous vient des Andes
péruviennes où les Incas la cultivaient il y a près de 3000 ans sous
le nom de ''papa'', elle remplace le maïs en altitude... Les
écoliers anglais apprennent que Sir Walter Raleigh l’a rapportée
d’Amérique latine en passant par la Virginie, puis l’Irlande -
version confirmée par Jefferson qui acquit les siennes auprès
d’immigrés venus d'Ulster. Sur le continent, on raconte plutôt que
ce sont les marins de Pizarre qui en firent don, en 1534, a un
couvent de Séville.
Les 2 récits sont sans doute authentiques. Raleigh en offrit
quelques plants a Élisabeth I, mais le cuisinier royal apprêta les
feuilles et jeta les tubercules... Plus tard, on la cultiva pour
nourrir les armées à bon compte.
Son succès fut très timide en Espagne, dans le sud de la France et
dans les états italiens, où elle fut longtemps utilisée pour nourrir
les animaux. C’est alors que Antoine-Augustin Parmentier agronome et
pharmacien militaire, vit en elle une parade contre la famine
pendant sa captivité en Prusse... Louis XVI soutint sa campagne en
portant à la boutonnière une fleur de pomme de terre. En 1780, dans
la plaine des sablons, Louis XVI, fait céder à Parmentier 57 arpents
de terre afin de cultiver expérimentalement la pomme de terre.
Faisant ostensiblement garder tout le jour ce champ de pommes de
terre, laissé par ailleurs, sans surveillance la nuit... afin
d’encourager le chapardage. La stratégie porta ses fruits, la pomme
de terre devint une denrée de base en France. Une réussite !
Parmentier n’en tira pas profit. Napoléon, lui, fût plus généreux:
Légion d’honneur, 1 titre de Baron et une charge d'inspecteur
général de la santé.
À la fin du XVIIIe siècle, elle constitue la
principale production agricole de l’Allemagne, où elle fait son
apparition pendant la guerre de 30 ans. En Irlande elle a été
introduite vers 1565 et massivement consommée, jusqu’à l’apparition
du mildiou qui détruisit les récoltes entraînant la famine et le
départ vers l’Amérique d’1 million d’irlandais entre 1845 et 1850.
Aujourd’hui, c’est surtout la quatrième grande culture mondiale, après le blé, le riz et le maïs.