
Roussette à la Champvallon
La seule recette laissée par Mme de Champvallon est en fait celle des côtelettes de mouton
"À la Champvallon”...
Recette destinée à séduire Louis XIV, puis à remplacer ainsi, pour un temps, Mme de
Maintenon auprès du souverain...
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Louis le Grand raffolaient des côtelettes
de mouton. Madame de Maintenon veillait à ce qu’elles soient
préparées en papillotes, accompagnées d’une riche garniture
de champignons en sauce et de truffes... |
Servir avec un Riesling ou un Jurançon sec.
Ingrédients pour 6 convives
950 g de petite saumonette ou roussette
1 Kg de pommes de terre
3 oignons
2 gousses d’ail
25 cl de vin blanc sec
Indications de préparation
Couper la roussette en tronçon.
Les faire rissoler 3 min dans 40 g de beurre.
Saler, poivrer.
Les disposer dans un plat creux au four.
Faire sauter les oignons épluchés et émincés dans 40 g de beurre.
Ajouter les gousses d’ail écrasées, le thym émietté et le laurier. Saler, poivrer.
Recouvrir le poisson de ce mélange.
Terminer par 1 couche de pommes de terre épluchées et coupées en rondelles de 0,5 cm d'ép.

Verser le vin blanc.
L’ensemble devra être mouillé à peine à hauteur.
Ajouter un peu d’eau si nécessaire, les pommes de terre doivent être apparentes.
Porter sur le feu.
Dès ébullition, mettre à four chaud.
CUISSON à four chaud, Th 6, pendant ± 35 min.


La roussette, est un petit requin inoffensif, au
corps allongé et piqueté de taches brunes. On l’appelle aussi
''saumonette'' en raison de la couleur de sa chair, ou chien de mer.
Ces poissons sont pêchés notamment à partir des ports de Bretagne du
sud.
Poisson côtier, il vit sur des fonds sableux et vaseux, à des
profondeurs de 20 à 100 m, voire 400 m en Méditerranée. Calme,
souvent cachée dans la journée, elle chasse la nuit avec une
prédilection pour les fonds de sable, afin de trouver sa nourriture
constituée de petits poissons, crustacés et mollusques.
La famille compte une centaine d'espèces dont la Petite Roussette,
la Grande Roussette "Scyliorbinus stellaris" et le cheine espagnol "Galeus
melastomus".
La petite Roussette est implantée du sud-ouest de la Norvège jusqu'à
la Mauritanie, en Méditerranée aussi. Sa peau est extrêmement dure
et rugueuse, si bien que des "plucheurs" se chargent de l’enlever à
l’aide de tenailles et autres outils avant même sa
commercialisation. Elle arrive donc chez le poissonnier déjà pelée.
Une chair ferme, sans arêtes, très riche en protéines (25 à 30%) et
en sels minéraux, pauvre en lipides, elle s’accommode de toutes les
préparations : au court-bouillon, au four, braisée, meunière ou en
matelote.

Il est acquis que consommer du poisson 2 fois par semaine en alternant gras et maigre est bon pour notre santé. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) le confirme mais elle a émis ultérieurement un avis resté étonnamment discret, invitant à se méfier des poissons prédateurs. Arrivant en fin de chaîne alimentaire, ils sont susceptibles de contenir en excès un composé toxique pour le système nerveux, le méthylmercure. L'Afssa recommande désormais aux enfants de
- de 30 mois et aux femmes désirant un enfant, enceintes ou allaitant, de ne plus manger d'espadon, de marlin
et de siki (de la famille des requins).
Les autres prédateurs : anguille, daurade, empereur, grenadier, raie, mulet ou rouget-barbet, roussette, saumonette, sabre, baudroie, sardine, sébaste, émissole et thon, sont à limiter à 60 g par semaine pour les jeunes enfants et 150 g pour les femmes citées ci-dessus, en plus de leur consommation habituelle de poisson non prédateur. En attendant de retrouver une mer plus propre...