
Canard à l'orange
Un grand classique de la cuisine bourgeoise française !

Accompagner de pommes de terre à l’eau ou encore de riz nature.

Dans les verres, un Côte de Beaune.
Ingrédients pour 4 convives
1 Canard - plumé et vidé de ± 2 kg
30 g de beurre
3 Oranges: bigarades ou oranges amères, dites aussi oranges de Séville
1/2 Citron
1 Verre à liqueur de Cognac : 1,5 cuillère à soupe
2 Verres à liqueur de Cointreau ou Curaçao : 3 cuillères à soupe
Sel & Poivre
Fond de sauce
25 g de beurre
1 Oignon
1 Carotte
1 Bouquet garni : persil, thym, laurier
Indications de préparation
Préparation du fond de sauce 1 h à l’avance.
Faire revenir les abattis du canard – cou, ailerons, gésier – et l’oignon haché avec 25 g de beurre.
Ajouter : la carotte en rondelle, 2 verres de vin blanc sec et 2 verres d’eau, 1 bouquet garni. Saler, poivrer.
Laisser bouillir doucement sans couvrir 1 h. Filtrer ou passer le fond de sauce.
Dans
une cocotte, faire revenir le canard en entier avec 30 g de beurre sur
feu vif.
Jeter la graisse de cuisson.
Saler
et poivrer le canard. Verser dessus le fond de sauce préparé.
Laisser mijoter doucement sur feu doux ± 50 min.
Peler
1 orange, afin de n’en retirer que la fine pellicule jaune –
zeste.
Couper ce zeste en bâtonnets très fins.
Les mettre dans une
casserole d’eau froide.
Porter à ébullition. Égoutter.
Laisser macérer le zeste dans un verre de Cointreau.
Peler 2 autres oranges à vif. Les couper en rondelles.
5 min avant la fin de cuisson du canard, ajouter dans la cocotte les tranches d’oranges, le jus de citron, le zeste et le Cointreau de macération.
Passer rapidement à la poêle avec un peu de jus de cuisson les rondelles d’oranges.
Déposer le canard dans un grand plat de service chaud.
Laisser
bouillir quelques instants sur feu vif la sauce restée dans la
cocotte afin de la réduire un peu.
La verser sur le canard.
Présenter avec les rondelles d’oranges disposées autour du plat ou sur le canard.

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Il faut relire
l'histoire de Catherine de Médicis, pour comprendre qu'il
est probable que ses cuisiniers importèrent cette recette
raffinée en France dès le XVIe.
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Le genre Citrus est riche de plus de 160 espèces
aux origines obscures mais qui dérivent probablement de sélections
issues d’un ancêtre commun.
Ce sont des arbres à feuillage lustré et
persistant, parfois épineux, surtout à l’aisselle des feuilles.
Celles-ci exsudent une huile parfumée, caractéristique de cette
famille. Les fruits contiennent parfois des pépins. Ces fruits sont
des baies particulières que les botanistes appellent des ''hespérides''.
Les agrumes sont originaires de Chine et du sud-est de l’Asie, où
certaines espèces sont cultivées depuis la préhistoire. Leur aire de
répartition s’est lentement étendue à l’Inde, à l’Arabie et aux pays
méditerranéens.
Les Grecs ne semblaient connaître aucun agrume. Les
Romains utilisaient le cédrat ''Citrus medica'' comme plante à
parfum et médicinale. Ils le mentionnent en Palestine au Ier siècle
ap. J.-C., mais il y était probablement arrivé des siècles
auparavant. Des cédratiers, plantés à grande échelle en Italie aux
IIe et IIIe siècles, devinrent très populaires, surtout du côté de
Naples.
L'ORANGE AMÉRE, la ''bigarade'', atteignit l’Europe par l’intermédiaire des Arabes au IXe siècle. On sait qu’elle poussait en Sicile vers l’an 1000, et qu’elle était cultivée à Séville en Espagne par les Maures au XIIe siècle. On dit que saint Dominique planta un oranger à Rome en 1200.
L’ORANGE DOUCE n’atteignit l’Europe par le Portugal qu’à la Renaissance. Repérée en Inde en 1330, elle fut plantée pour la première fois en France en 1421. On l’appelait jadis ''pomme d’orenge''. Rapportée de Chine par des marchands génois ou portugais au cours du XVe siècle, elle fut longtemps un fruit d’une grande rareté, que l’on réservait au tables princières ou que l’on offrait en cadeau. Un oranger, planté à Lisbonne en 1548, engendra la plupart des orangers d’Europe - il vécut jusqu’en 1823. Ces nouveaux fruits se répandirent rapidement à travers toutes les régions chaudes de l’Europe et, bien au-delà grâce aux voyageurs des XVe et XVIe siècles. Christophe Colomb sema sans doute des pépins le long de sa route, car des agrumes poussaient aux Açores en 1494 et aux Antilles en 1557. En 1587 des vergers étaient plantés en Amérique du Sud et à Cuba.
De nos jours, tous les pays chauds, jusqu’aux tropiques, produisent des agrumes. Ils sont cultivés commercialement en Californie, en Floride. Importée aujourd’hui du Maroc, d’Israël, des États-Unis ou d’Afrique du Sud, disponible toute l’année, l'orange est le fruit le plus consommé en France, après la... pomme.

Liqueur française aux
oranges. C’est un curaçao ou triple sec. Au milieu du XIXe
siècle, Édouard Cointreau, fils d’un producteur de liqueurs
d’Angers, se rendit pour affaires dans la colonie hollandaise de
Curaçao.
Il y découvrit une orange amère dont le parfum lui parut
prometteur et fit expédié une grosse quantité de zestes séchés à
Angers… Plus tard afin d’éviter la confusion avec les
contrefaçons, la famille Cointreau donna son propre nom à sa
liqueur.
Il fit vite le bonheur des amateurs de liqueurs cristallines et
de cocktails de toutes sortes. Profitant de son implantation à
Angers, pas très loin du port de Nantes, le Cointreau remonta la
Loire afin de s'exporter rapidement.

Aujourd'hui, 80% de la production part pour l'étranger. La formule de fabrication demeure secrète. On sait seulement que cette excellente liqueur est à base d'écorces d'oranges amères et d'oranges douces séchées. La bouteille carrée de couleur ambrée est présente dans tous les bars du Monde, et la liqueur est utilisée dans de nombreuses spécialités pâtissières...